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Exposition : Cent pièces de nô du maître Tsukioka Kôgyo

Du 28 juin au 25 octobre 2015, la Maison Ravier (Morestel, 38) invite ses visiteurs à se plonger au cœur du Japon traditionnel avec une nouvelle exposition : « Cent pièces de nô du maître Tsukioka Kôgyo ».

 

Cette sélection d’estampes japonaises, issues de la collection personnelle de Paul Claudel, illustre dramaturge et ambassadeur de France au Japon dans les années 1920, sera présentée pour la première fois.

 

PAUL CLAUDEL, COLLECTIONNEUR D’ESTAMPES JAPONAISES

La proximité de Morestel et de Brangues où l’écrivain Paul Claudel (1868-1955) s’était établi, a favorisé la réalisation de trois expositions en collaboration avec la Société Paul Claudel : en 1994 «Le Dauphiné de Paul Claudel », en 2001 « Le Japon de Paul Claudel » et en 2012 « Camille et Paul Claudel, 1885-1905 : deux artistes à l’œuvre ».

Ces deux dernières présentations ont particulièrement mis en lumière les échanges fructueux entre le « poète-ambassadeur » et l’Empire du Soleil levant : il occupe la fonction ambassadeur de 1921 à 1927.
Durant toutes ces années, il s’attache à saisir l’âme de ce pays, et ne cesse de faire l’éloge de la culture japonaise ; son œuvre en porte l’empreinte. Il écrit plus tard y avoir passé les plus belles années de son existence.

Paul Claudel collectionne des estampes de maîtres célèbres (Hiroshige, Hokusaï…) et celles de la série des Cent pièces de nô de Tsukioka Kôgyo, un des maîtres de l’estampe de l’ère Meiji puis de l’ère Taishô.

Modèles de maîtrise et de raffinement artistiques, ce sont de véritables trésors, œuvres d’un artiste subtil et délicat du début du 20e siècle. Ces estampes, d’une rare élégance, constituent également une documentation historique sur les costumes et les représentations théâtrales de nô.


TSUKIOKA KÔGYO, MAITRE MODERNE DE L’ESTAMPE


Kôgyo naît en 1869 à Tokyo, d’un père aubergiste dans le quartier de Nihonbashi, au début de l’époque Meiji qui ouvre le Japon au monde moderne occidental. Cette nouvelle ère entraîne pour l’ensemble du pays de grands bouleversements politiques, économiques et sociaux.
Il a quinze ans quand sa mère, veuve, se remarie avec Tsukioka Yoshitoshi (1839-1892), un artiste reconnu, maître de l’estampe ukiyo-e. Il commence son apprentissage avec son beau-père qui lui enseigne la technique de la gravure et lui fait partager sa passion pour le théâtre nô. Il rejoint par la suite l’atelier d’un autre artiste réputé de la période Meiji, Ogata Gekkô (1859-1920) qui, selon la tradition japonaise, lui attribue un nouveau nom : «Kôgyo». A son contact, il perfectionne sa technique de l’estampe colorée.
Les œuvres de Tsukioka Kôgyo sont largement tournées vers l’art traditionnel comme le théâtre nô remontant au 14e siècle. Tout au long de sa carrière, il réalise plus de 550 estampes, en trois grandes séries, qui rendent compte des représentations de nô, en s’attardant en particulier sur les costumes et les postures des acteurs.

Ces estampes sont largement distribuées, certaines reproduites dans des magazines, des livres et en affiches.


NOGAKU HYAKUBAN : CENT PIÈCES DE NÔ


Le théâtre nô est une forme hautement stylisée née au 14e siècle, art de la récitation, du chant, de la danse et du mime.
Influencé par les aquarelles occidentales et la photographie, Tsukioka Kôgyo s’intéresse au mouvement et à l’aspect tridimensionnel des représentations.
Il conçoit un style unique et une nouvelle vision de l’acteur remplaçant l’image traditionnelle.

Chaque composition met en avant l’acteur principal et transmet l’émotion et le mouvement délicat qu’il exprime.
Chaque couleur – composée de pigments à l’eau – est apposée sur un bloc de bois qui correspond avec précision aux contours du dessin original. Pour obtenir l’estampe, il faut autant de blocs de bois gravés que de couleurs à appliquer. Tout l’art de Tsukioka Kôgyo réside dans l’extrême minutie dont il fait preuve.

Les coloris d’une grande richesse et fraîcheur, sont parfois rehaussés d’or ou de mica argenté.
L’arrière-plan est nuancé par de légers délavages, la technique de l’estampe imite alors celle de la peinture aquarellée faite à la main.

L’exposition présentera une importante sélection des chefs-d’œuvre de la série Nôgaku Hyakuban. Elle s’inscrit dans la commémoration du soixantième anniversaire de la disparition de Paul Claudel.

Un programme d’animations japonaises est en cours d’élaboration.

 

Lieu :
Maison Ravier
302, rue Ravier 
38510 MORESTEL

 

Plus d'informations sur le site officiel de la Maison Ravier : http://www.maisonravier.fr/

Dernière modification le dimanche, 06 septembre 2015 22:48

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