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Gros plan sur : Shindell

Après des groupes peu connus comme Yaneka qui était en concert au mois de juillet dernier dans la région parisienne, Asia-Tik.com s’intéresse cette fois ci à une jeune chanteuse française résidant dans l’Aisne interprétant des titres japonais.  Zoom sur la plus japonaise des françaises, Shindell.   Retrouvez notre interview dans la suite de cet article.


Avec une voix plutôt hors du commun ressemblant à s'y méprendre aux chanteuses japonaises actuelles, Shindell est belle et bien française, cette jeune artiste de 24 ans interprète depuis presque 3 ans des titres entièrement en japonais, cette jeune pousse de la scène "franco-japonaise" pourrait bien être le coup de coeur de fin d'été de la rédaction.

Bonjour Shindell, pourrais-tu te présenter à nos lecteurs ?
Je m’appelle Shindell, j’ai  24 ans et je suis d’origine du Berry et cela fait 4 ans que j’habite dans l’Aisne. J’ai commencé à chanter en japonais il y a environ 2 ans et demi et je donne des concerts un petit peu partout dans le département.

Shindell

Comment t’es venue l’envie de chanter ?
J’ai commencé à chanter très très jeune. Cela doit remonter à l’école primaire, où j’ai été choisie lors d’une répétition de chorale pour être soliste au spectacle de fin d’année. Ca remonte à loin. Mais ça m’a plu. J’ai continué à chanter en ne sachant pas forcément si je savais bien le faire ou non. Mais ça me plaisait, alors je ne cherchais pas plus loin. L’envie de chanter pour les autres est venue toute seule je crois. J’ai commencé par la chorale de mon collège où j’étais soliste. A l’époque, j’avais plus envie de chanter du Mariah Carey que de chanter du Brassens mais ça me plaisait quand même. Je pense que c’est à ce moment là que j’ai commencé à me dire que ça me plairait beaucoup de faire de la musique pour vivre. Bon à l’époque, je rêvais beaucoup, c’était soit  devenir chanteuse, soit être écrivain… Mais c’est pareil, en même temps, on se dit que ce ne sont que des rêves et qu’il faut avancer. Donc on continue, en gardant dans un coin de sa tête cette envie de réussir et de chanter pour le monde. Alors j’ai continué.  

Et ton parcours musical, comment as-tu étais amenée à chanter de la musique japonaise ?
J’ai fait mon premier vrai petit concert quand j’étais au lycée. On avait organisé une fête de fin d’année où des groupes locaux jouaient et j’y ai chanté deux morceaux. C’était une reprise de Dido et une reprise d’Anouk, accompagnée d’un surveillant qui jouait de la guitare. A ce moment-là, je me suis dit que je devais avoir du talent car même des gens qui ne m’aimaient pas forcément « c’est toujours le souci à l’école », venaient me voir pour me féliciter et tenter de me connaître. Mon envie de chanter pour le monde est revenue. Pourtant, après ça, plus rien pendant un long moment.

Pendant l’été 2003, on m’a offert la chance de chanter dans un cabaret. Ca a été ma première vraie scène, avec des gens pas forcément venus pour me voir, donc c’était plutôt intense et stressant. Mais c’est passé comme une lettre à la poste. J’avais encore plus envie de tenter autre chose et d’aller plus loin, mais le souci, c’est que je ne savais pas vraiment dans quel style de musique m’adonner. J’écoutais un peu de tout, et du coup, je ne savais pas trop. Pendant un moment, je voulais faire du Mariah Carey à ses débuts, ensuite j’ai eu envie de faire de la musique à la Brandy, après je suis passé d’un extrême à l’autre en voulant m’essayer dans le métal genre System of a Down pour finir par opter pour le pop rock (c’était mieux pour ma voix et mes cordes vocales …) Du coup, je me suis dit qu’il fallait que j’approfondisse là-dedans. Et même si  j’aimais beaucoup Dido et d’autres artistes comme elle, je ne me sentais pas emballée complètement


Et enfin, j’ai eu ‘MA’ révélation quand j’ai écouté Ai Otsuka pour la première fois. C’était l’album Love Cook. Je ne connaissais pas du tout, et je l’avais pris vraiment par hasard. Je connaissais déjà un peu la musique asiatique grâce à BoA qui chante en japonais et en coréen, donc je savais relativement à quoi m’attendre et j’avais eu de bons échos sur la demoiselle.
  
 


Ai Otsuka

Mais quand j’ai écouté l’album d’Ai Otsuka et que je suis tombée sur Cherish, j’ai su que c’était ça que je voulais faire. Que c’était fait pour moi. Que ma voix irait pour ça et que mon caractère correspondait bien à ce style. Et en plus, j’ai plein de points communs avec Ai-chan.Mon histoire d’amour avec la musique japonaise a commencé comme ça. Je chantais encore et encore en me disant que cette langue, me collait vraiment bien. J’ai fait des essais, en faisant des petits enregistrements maison et j’ai mis ça sur le net, sur un forum de musique asiatique sur lequel  j’allais.
L’accueil a été tellement bon que j’en suis presque tombée à la renverse !!
Alors j’ai continué, et j’ai mis un peu d’argent de côté pour pouvoir enregistrer une petite maquette de trois quatre chansons en studio. J’ai pu le faire en avril de cette année. Deux titres d’Erika Sawajiri et deux titres d’Ai Otsuka. Je voulais les mettre sur internet afin de faire connaître ma voix.

Aujourd’hui, si je chante, c’est pour ma grand-mère que j’ai perdu en juillet et que j’aimais énormément. Elle était un peu comme une meilleure amie. On s’appelait tout le temps. Quand elle a su pour ma maquette et mes concerts, elle a été très fière de moi. Mon regret, c’est que je n’ai pas eu le temps de pouvoir lui faire écouter mes chansons. Mais je préfère me dire qu’elle les écoute de là où elle est, et qu’elle continue d’être fière du petit chemin que je suis entrain de faire.

 


Erika Sawajiri 

Quel est ton lien avec le Japon ?
Ca doit être une histoire d’amour aussi,  ou alors j’ai été japonaise dans une vie antérieure…  J’aime ce pays. La première fois que j’ai commencé à m’intéresser à sa culture et à la vie nipponne, je me suis dit que c’était un lieu fait pour moi. Je rêve de partir à Tokyo pour y rester quelques temps. Le temps de s’y habituer, de faire une petite vie.J’aime ce pays, j’aime les gens qui y vivent, même si la vie là-bas n’est pas toute rose, c’est un pays avec une histoire impressionnante et je crois que je m’y plairais bien.J’ai commencé par la musique, je me suis mise aux mangas, à présent je dévore les dramas. Il ne me manque plus qu’y aller maintenant. Mais c’est vrai que ce pays a une place toute particulière dans mon cœur, même si je n’arrive pas trop à expliquer pourquoi tout ça m’attire autant.  

Concernant ton premier concert, comment tout cela s’est déroulé ?
Pendant l’enregistrement de mes titres, un des organisateurs de la fête de la musique était là. Apparemment, il a beaucoup aimé ma voix et la musique particulière que je voulais faire partager et il m’a proposé un premier concert. J’ai sauté sur l’occasion.Même si le concert en lui-même n’a pas été simple (concert en extérieur, une pluie qui ne s’arrêtait pas) et que j’ai dû chanter face à quelques personnes cachées sous un parapluie, j’ai quand même chanté. Jusqu’au bout. J’ai été contente de voir que la musique japonaise était bien accueillie. Les gens ne savaient pas trop à quoi s’attendre et ils ont aimé. Certains ont même demandé si je vendais des albums (j’étais aux anges !!!! ça fait plaisir quand on nous demande ça !) et j’ai pris certains contacts. J’ai eu un nouveau concert le lendemain, qui s’est un peu mieux passé niveau météo, et j’ai eu la même agréable surprise de voir que les gens étaient vraiment ouverts à la musique japonaise.C’est ce jour là que j’ai été mise en contact avec les musiciens avec qui je travaille aujourd’hui. Notre but est de monter un groupe de pop/rock japonais. Ils sont très emballés par mon envie de chanter en japonais (parce que j’ai bien prévenu !!! Japonais et rien d’autre !!! ) nous travaillons actuellement sur notre première chanson. Ils composent la musique, j’écris les paroles et un ami m’aide à les traduire 

Justement  a propos de tes titres, quel est ton répertoire ?
Kokia, Yui, Ai Otsuka, Erika, j’essaie de varier avec des artistes que je connais moins mais pour lesquels j’ai eu un coup de cœur. Dernièrement, je suis tombée sous le charme d’une chanson nommée Sakura Biyori qui est absolument magnifique, et je vais la chanter à mon prochain concert
Sinon mon influence musical  c’est Ai Otsuka, bien évidemment, Erika Sawajiri que j’adore, Yui, et Olivia Lufkin pour son petit côté sombre 

Quels sont tes projets futurs ?
Ce serait de pouvoir bientôt chanter mes propres chansons dans la langue nipponne. Me faire connaître en faisant connaître la musique japonaise, en y apportant ma petite touche. Et partir au Japon également. Pour tenter de m’y faire connaître aussi, qui sait ? Après tout, les Japonais adorent les Français, alors une petite française qui chante en japonais, ça devrait leur plaire, non ? Mais c’est vrai que j’avoue désirer tout au fond de moi faire carrière. J’aimerai pouvoir travailler sur un single puis sur un album et continuer à faire des concerts. Petits ou grands, peu importe. Je veux juste continuer à chanter pour les gens qui veulent m’écouter. Sinon Le 2 septembre, je fais un petit concert à Homblières, dans l’Aisne, à une dizaine de kilomètres de St Quentin. J’avais eu un bon accueil lors de mon précédent concert là-bas, alors j’espère que ça va se passer aussi bien !!Et théoriquement, un concert prévu sur St Quentin à l’occasion d’une soirée Japon entre septembre et la fin d’année. Je n’ai pas encore de dates précises.


Merci Shindell
Merci à vous



Retrouvez plus d’information sur Shindell ainsi que des extraits audio sur son myspace :
www.myspace.com/shindell02

Dernière modification le jeudi, 25 juin 2015 12:54

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