L’ancienne maîtresse d’un homme fait un jour irruption chez lui avec ses trois enfants et disparaît, abandonnant ses enfants à son ex-amant et sa femme, pensant donner ainsi une bonne leçon à cet homme irresponsable. Cette situation inattendue n’est pas du tout du goût de l’épouse légitime, qui ne perçoit les enfants que par rapport à leur mère, leur vouant ainsi une haine incontrôlable.Elle réussit bientôt à convaincre son mari de recourir à l'impensable : faire disparaître ces enfants… pour de bon.
Suspense psychologique implacable servi par une mise en scène oppressante, voila ce que l'on peut dire de l'été du démon puisque ce classique populaire au Japon est joué à la perfection par Ken Ogata qui a le rôle de l'imprimeur volage. Celui-ci va être torturé à la fois par le plaisir de prendre soin des trois enfants qu'il a eu avec sa maitresse et par la pression qui l'empresse jour après jour à commettre l'irréparable. Ainsi il doit faire face à sa femme qui veut absolument qu'il réalise un enfanticide afin de ne plus en entendre parler.
Un film vraiment opressant réalisé avec brio par Yoshitaro Nomura qui maitrise parfaitement son art, nous oserions même dire que celui-ci est sans défaut. L'été des démons est vraiment l'un des meilleurs mélodrame japonais des années 70.